La 3e femme la plus forte au Canada

Dans le cadre du plus récent Championnat canadien des athlètes de force amateurs, tenu le 23 septembre dernier à Waterloo, la Johannaise Édith Turcotte a récolté le bronze, lui conférant du même coup le statut officiel de 3e femme la plus forte du Canada.

Elle a 40 ans, travaille en tant que coach de CrossFit et a des tas de projets devant. L’un d’eux : créer un espace d’entraînement répondant spécifiquement aux besoins et attentes des athlètes de force. Selon Mme Turcotte, Saint-Jean-sur-Richelieu compte trop peu de lieux adéquatement équipés pour encourager la pratique de ce sport et la relève.

 

Une relève dans la jeune vingtaine qu’elle côtoie d’ailleurs très fréquemment, notamment lors des compétitions, qui lui demandent une volonté et des forces supplémentaires.« Mes performances ont parfois soulevé la foule qui venait nous encourager, souligne-t-elle. C’était très stimulant, surtout que je suis plus une maman et professionnelle qu’une femme de gym à plein temps. »

 

Selon celle qui vient de se qualifier en 3e position à l’échelle canadienne, la population aurait actuellement une fausse perception de ce sport. « Le sport des épreuves de force regroupe tant les hommes que les femmes, lesquels compétitionnent par catégorie de poids. J’ai compétitionné tout l’été avec des femmes de catégorie poids léger, soit moins de 132 livres », précise-t-elle.

 

Tenu et organisé par l’Alliance canadienne des athlètes de force amateurs (ACAFA), le championnat canadien incluait plusieurs épreuves, dont la marche du fermier, où la concurrente doit se déplacer avec un poids de 155 livres dans chaque main, et ce, sur une distance de 60 pieds; le soulevé de pierre d’Atlas, la prise d’Hercule, une série d’épaulés et le soulevé de terre d’un poids de plus de 300 livres.